Je reviendrai vers toi, ma mère.
Je poserai mes lèvres sur ton front béni,
sur tes pieds humbles je poserai ma joue,
et mes larmes arroseront la terre,
heureux, simplement, de te retrouver vivante.
Combien de nuits as-tu veillées
pour que je m'endorme en paix ?
Combien de fois as-tu eu soif
pour étancher la mienne, tendrement ?
Et ce jour où j'étais malade,
tes larmes tombaient comme une pluie douce,
tes yeux refusaient le sommeil
par peur qu'un mal ne vienne me surprendre.
Puis vint cette aube, dure, qui nous a séparés.
Les mots ne diront pas ce que j'ai ressenti
en te laissant derrière moi. Et tu m'as dit
ce que je porte encore dans ma vie :
« Tu ne trouveras pas de cœur
plus tendre pour toi que le mien. »
T'aimer, c'est preuve que la foi habite le cœur.
T'obéir, c'est obéir à Celui qui nous a créés.
Tout ce que je suis, je le dois
à ta patience, à ta main qui m'a élevé.
Ne sois pas triste, ma mère.
Rien ne nous séparera plus,
jusqu'au jour où nos âmes se remettront à Lui,
et Il nous réunira.
« Seigneur, fais-leur miséricorde,
comme ils m'ont élevé tout petit. »
Coran · Al-Isra · 17:24